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En effet, les entreprises franciliennes sont déjà les plus pénalisées en France en matière de financement des transports collectifs :
par l’intermédiaire du versement transport, taxe sur les salaires payée par l’entreprise et dont les taux sont les plus élevés en Ile-de-France (2,6 % de la masse salariale à Paris et dans les Hauts-de-Seine),
par la prise en charge du remboursement des 50% de la carte orange des salariés.
Au total, la contribution des entreprises au financement des transports en commun en Ile-de-France représente 3,16 milliards d’euros soit 50% du montant total.
Cette part n’a cessé d’augmenter depuis 15 ans (34% en 1983, 50% aujourd’hui) alors que dans le même temps, la part des déplacements liés au travail (domicile/travail et déplacements professionnels) connaissait une diminution importante (38% en 1983, 32% en 2005).
L’application du chèque transport à l’Ile-de-France ne pourra que renforcer les charges pesant sur les entreprises de notre région (coût annuel estimé : 250 millions d’euros).
Le MEDEF Ile-de-France demande donc :
que l’Ile-de-France ne soit pas concernée par cette mesure, compte tenu des prélèvements déjà existants dans ce domaine,
que l’Etat, plutôt que d’augmenter les charges, diminue enfin la fiscalité pesant sur les carburants au bénéfice des salariés et des entreprises.
Le MEDEF Ile-de-France va mobiliser l’ensemble des parlementaires franciliens en ce sens.
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