Le MEDEF Ile-de-France constate avec regret qu’à ce jour, les discussions qui ont eu lieu entre l’Etat et le Conseil Régional en vue de la révision du SDRIF ont totalement occulté la problématique du 3ème aéroport.
Or, Paris Ile-de-France – une métropole de rang mondial avec Londres, New-York et Tokyo – doit, entre autres, pour conserver cette place enviée, assurer la pérennité de la desserte de son territoire et notamment privilégier ses accès aériens.
Pourquoi ?
a- parce que beaucoup de nos visiteurs utilisent la voie aérienne pour accéder à Paris qui occupe une place privilégiée en matière de tourisme de loisirs,
b- parce que Paris est toujours la ville phare, sur le continent européen, dans le domaine des congrès, foires et salons internationaux et que les activités que ces manifestations engendrent concernent largement le transport aérien,
c- parce que le pôle de La Défense est le premier quartier d’affaires européen et que les hommes d’affaires sont des utilisateurs notoires du transport aérien, même si les liaisons avec les aéroports franciliens ne répondent pas à leurs attentes légitimes,
d- parce que le pôle de Roissy, grâce à l’aéroport, est devenu l’un des bassins de vie phares de la Région Ile-de-France. On sait que les plates-formes aéroportuaires jouent un rôle particulièrement important en matière de développement régional. Ainsi l’activité aéroportuaire de Roissy CDG représente, à elle seule, 3% du P.I.B. de la région. Le bassin de vie de Roissy représente, lui, entre 8 et 9% du P.I.B. national,
e- enfin parce que les activités liées au fret aérien jouent un rôle moteur en faveur de l’emploi. Pour mémoire, l’aéroport de Roissy CDG a généré la création de plus de 80.000 emplois dont 15% sont directement liés au fret aérien. Le nombre d’emplois directs ou indirects sur le site aéroportuaire a presque doublé en dix ans, passant de 45.000 en 1995 à plus de 80.000 en 2005. Plus de la moitié des salariés de Roissy habite à moins de 15 kilomètres de l’aéroport,
Roissy CDG sera saturé à l’horizon 2020/2025 : on peut donc craindre des délocalisations qui pénaliseraient l’Ile-de-France. Pour éviter cette menace, il faut dès maintenant envisager la construction d’un 3ème aéroport bien relié à la capitale, proche à la fois de Roissy et d’Orly.
Nous sommes en effet en 2006, soit à moins de 20 ans de la saturation. Or, le délai de mise en service de nouvelles capacités aéroportuaires est de 20 ans en moyenne.
La question de cette création ne peut donc être absente des réflexions du futur SDRIF :
le MEDEF Ile-de-France demande clairement que l’Etat et le Conseil Régional s’en saisissent très vite.
|